samedi, juillet 15, 2006

Sonar 2006 | Barcelone | 15.06.05


Le Sonar débute pour de bon avec la session de jour intelligemment appelée le Sonar By Day. De stand en stand et de scène en scène nos yeux et nos oreilles sont à l'affut de la découverte. Direction donc le centre culturel d'art contemporain et le musée d'art contemporain pour découvrir cette nouvelle édition.

Nous consacrerons cette journée à la visite des différents stands et expositions que propose le lieu. Le salon Red Bull Academy est au même emplacement que d'habitude, au premier étage. L'energy drink coule à flot pour le plus grand bonheur de ceux qui n'ont que peu dormi la nuit précédente. Le son est plutôt hip hop, plus selector que mix, mais c'est idéal pour bien débuter cette journée.

Au 2ème étage se tient ce qui remplira aujourd'hui la plupart de nos minutes : la foire aux disques. Ici sont représentés labels, festivals, clubs, magasins, etc. Tout ce qui fait les musiques est là. De Tokyo à Helsinki, tous les acteurs se sont donné rendez-vous pour ce qui est l'eldorado du collectionneur de disques ou de merchandising. On y rencontre Paul Nazca, Steve Rachmad, les organisateurs du merveilleux festival Monegros, les français de Bewol, la splendide RP du tout nouveau club Raum de Barcelone, etc. C'est parfait, mais fatiguant et chronophage... Nous ne sommes que des hommes... de frêles hommes...

La journée de marche nous a donné faim et après avoir rempli notre estomac, la destination de digestion est : la soirée suédoise du Nitsa Club près des Ramblas.

La Suède, pays froid par excellence, a des artistes chauds bouillants. Jesper et John Dahlback, Joel Mull, Zoo Brazil, Ozgur Can, Dj Coolof, Tomas Andersson sont dans la grande salle, un ancien théatre reconverti mais qui en a gardé la déco baroque; Eric Prydz (aka Cirez D), Steve Angello et Sebastian Ingrosso sont dans la petite salle du bas.

Le temps de visiter les lieux et déjà Tomas Andersson débute son live. Il maîtrise son public du bout des doigts avec son laptop et ses machines. La musique est sensuelle, il ondule et la foule avec. Les applaudissement sont nourris, le suédois vient de placer la barre très haute. Les deux compères qui suivent aux platines, ont du mal à garder montés les blancs en neige et patinent un peu par moment. Descente dans la petite salle, noire et froide. Cirez D balance de l'électro avec methode, conviction et style. Rien de bien neuf ou de surprenant, mais ça marche. La selection est très dancefloor et le public suit.

Joel Mull prend enfin la suite pour terminer la soirée avec un set techno hypnotique. L'homme est communicatif avec le public, il sourit, fait signe à ceux qui sautent le plus haut. Le feu dans la salle reprend, les cris se multiplient, les pas de danse s'intensifient.

C'est déjà fini... Les lumières rouges dignes d'un bal de campagne s'illuminent afin de donner le signal du départ. Demain sera un autre jour.