Miami Winter Music Conference 2k6 | 24>28.03.06
Miami, ses flics, ses palmiers, ses bimbos et ses Ken bodybuildés... mais aussi sa plage et son annuelle convention dédiée entièrement aux musiques électroniques qui prenait place pour la 21ème fois cette année.
4 jours de folie où les plus gros producteurs du nouveau continent (et un peu des autres) se réunissent pour décider du futur de vos clubs. Ces gens ont le pouvoir de faire marcher ou de démolir un morceau dans l'année à suivre, de faire briller un artiste resté trop longtemps dans l'ombre ou d'en descendre un, le tout en un claquement de doigt...
C'est aussi là que se déroulent des soirées dont le plateau ferait rêver n'importe quel techno addict, dans des clubs plus beaux les uns que les autres. C'est cette facette que nous avons préféré aborder.
Day 0 : 23 mars
Ben... on n'y était pas, donc... Par contre il y a eu la soirée Border Community ce soir là, et il parait que c'était comment dire... très bien.
Day 1 : 24 mars
Arrivée dans la ville des Dolphins, le soleil est au rendez-vous, les palmiers aussi... vivement le reste ! Mais d'abord direction l'hotel avant de se rendre à l'Onda Lounge sur Washington Avenue, première étape de notre soirée. Suzy Solar nous y attend. Elle y joue ce soir. Pas beaucoup de monde (il n'est que 22h) mais l'ambiance est là. Quelques mots avec celle qui vous propose tous les premiers samedis du mois de 21h à 22h son émission Solar Power Sessions, puis direction l'Opium Garden sur Collins Avenue.
Dehors la queue est impressionnante, à l'intérieur tout le monde est joyeux et danse sur les sons entraînants que sert Andy Baxter (résident du Pacha / Ibiza). Le lieu est aussi fabuleux que dans nos souvenirs, grand, beau, propre, avec un gros son de qualité. Un parfait début de soirée. Nous devons maintenant partir pour ce qui sera une des meilleures rencontres sonores de ces quelques jours : le nouveau live de Mathew Johnson, appuyé par les sets des gens de Railyard Recordings tels Alexi Delano, Joel Mull, Chris Fortier, etc.
Le son est gros, rond, acide, la version de Decompression assez lointaine de celle aux airs arabisants de la précédente. L'homme est là, imbibé de sa musique, il sourit, la foule présente dans le penthouse dans lequel la soirée se déroule hurle, puis le live se termine. Il aura eu le temps de faire griller un de ses retours et de faire tomber la tringle se trouvant derrnière lui, mais rien ne pourra entâcher ce moment de bonheur auditif. Il sera immediatement suivi par un set techno bien gras, maîtrisé tel un Ritchie Hawtin par Joel Mull. Mais la fatigue du vol commence à se faire sentir... il est tard et demain une grosse journée nous attend. Rentrage à l'hotel.
Day 2 : 25 mars
Un seul endroit pour nous aujourd'hui : le Bicentennial Park, à côté de l'American Airlines Center, downtown. Un seul évènement pour nous aujoud'hui : l'Ultra Music Festival. De midi à minuit, quelques menu frottins se produiront à ciel ouvert ou sous des tentes aménagées. Des gens comme Sander Kleinenberg, Paul Oakenfold, Carl Cox, Erick Morillo, Roni Size, Richie Hawtin, Danny Howells, Josh Wink, Junkie XL, Birdy Nam Nam, les inconnus d'un groupe anglais qui risque de faire parler d'eux : Prodigy, etc. (le lineup complet est sur le site du festival). Croyez moi, ce n'était pas chose facile... quel artiste aller voir alors qu'il n'y a que du gros partout ? Près de 200 000 personnes venues du monde entier ont répondu présent cette année encore pour cette 8ème édition. Cette grande messe est aussi le signal de la fin du Spring Break. Autant dire que tout est réuni pour que la journée / nuit s'annonce sous les meilleurs cieux, ce qui sera le cas. Pas assez de mots pour parler des rencontres, des sourires de tout le monde, du son propre et parfait de chacune des centaines d'enceintes qui couvraient le lieu, avec un Erick Morillo qui aura su enflammer la foule à chaque break qu'il faisait, un Roni Size impliqué dans un mix sans faille, et en point d'orgue Prodigy en live... Une heure paradisiaque afin de clôturer une journée déjà forte en émotions.
L'heure de l'after a sonné. Les entrées se font rapidement (cette partie de la soirée se faisant à guichet fermé) et au bout de quelques minutes nous arrivons aux portes... pour nous faire royalement jeter : "No bags allowed inside". Aucune négociation n'est possible... On rentre à l'hotel.
Day 3 : 26 mars
Une petite pause dans tant de débauche s'impose. Une seule soirée donc, la soirée FG à l'Onda Lounge, avec Didier Sinclair, Philippe B, Fab Dayan, etc. Peu de monde au départ même si l'endroit est petit, mais ça se remplit peu à peu. Le son trop mou et le set trop plat à notre goût aura raison de nous. Direction l'hotel.
Day 4 : 27 mars
Clevelander Hotel, sur Ocean Drive. Mindub se produit lorsque nous arrivons. De l'acid house comme on l'aime à be.radio, avec des gens qui ont, ici encore, le sourire et qui sont là pour le son. Un excellent set, immédiatement suivi par celui de DJ Pierre (en interview prochainement sur beradio.net) pour 1h d'oldies acid mixées à des nouveautés voir même des unreleased (dont un track de Felix Da Housecat à faire danser un mort). Excellente mise en jambe avant d'aller manger un morceau puis aller voir le B.E.D. sur Washington Avenue. Sven Väth s'y produira ce soir. Le lieu est, comme la plupart des lieux de Miami Beach, soigné et tout est fait pour que le public s'y sentent bien et revienne, de l'accueil à la déco, en passant par le réglage du son. Des "lits" bardés de coussins entourent le dancefloor et les résidents font déjà trémousser le derrière d'un public venu en masse. Le ton est donné : la soirée sera chaude. Vers 1h du matin Sven Väth arrive, acclamé par une salle bondée. Il ne lâchera les platines que 4 heures plus tard, après avoir donné le meilleur set que j'ai pu entendre de lui. Le public est en trance et crie de joie régulièrement. Du grand, du très grand Sven Väth.
Day 5 : 28 mars
Déjà le dernier jour... Direction le Nikki Beach, club mythique du début d'Ocean Drive pour la soirée officielle de clôture. Sont programmés David Morales, Seb Fontaine, etc. Une programmation interressante sur le papier. Cependant il y a peu de monde, l'ambiance n'est pas là même si le lieu a tout pour lui. Le dj aux platines (dont nous avons préféré ignorer le nom) semble avoir découvert la veille ce que sont des platines tellement c'est mauvais... Plutôt que de subir, nous décidons donc de nous rendre au Sobe Live sur Washington, pour la soirée Dogs On Acid, une de ces soirées drum qu'il ne fallait pas rater cette année. Au menu Grooverider b2b Fabio + GQ, Mampi Swift b2b DJ Friction (sur 3 platines) + IC3 b2b SP:MC, Dieselboy b2b Pendulum + Messinian b2b MC Verse, etc.
Et effectivement, il ne fallait pas la rater cette soirée, ne serait ce pour le set extraordinaire de Swift. Irréprochable au niveau technique, il l'est aussi niveau sélection. Tout le monde est pris au jeu et saute dans le club. Une excellente dernière soirée.
En marge des soirées se sont aussi déroulé les très officiels Dance Music Awards, qui récompensent depuis 21 ans les "meilleurs" artistes de la scène dance au sens large du terme. Tous les nominés et les gagnants par style se trouvent ici
Pour résumer cette semaine : du bon gros son (gros carton pour l'excellent "What Else Is There ?" de Royksopp remixé par Trentemoeller, joué dans quasiment toutes les soirées), des gens heureux avec qui il est facile de discuter, des endroits agréables, du soleil.
Vivement l'année prochaine !
Merci à : Andrea (DJPMuzik), Scott Shilling (Railyard Recordings), Philippe Loosli (Sureplayer), We Are Robots Crew, Suzy Solar, Sandra & Melissa, Marie Pascale (B.E.D.), Franck & Eric (Beradio), Thierry (IBM), James Shellcross & Toby Scopes (Soundcore.net), Laidy (Le Meridien) , Cedric ("Backpackers Crew"), American Express :) .
1 Comments:
ouiiiinnn !!!! j'aurais du viendre :(
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